Le rappeur Maka condamné à de la prison ferme, suite à ses propos sur Samuel Paty

Le 27 Nov 2020 à 10:40 par djfreak

Il y a deux semaines, le rappeur Maka faisait polémique avec son nouveau clip, qui fait référence à l’assassinat de Samuel Paty. Aujourd’hui, le jeune homme a été condamné à 21 mois de prison.

Il y a un peu plus d’un mois, le 16 octobre dernier, le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été assassiné par arme blanche et décapité peu après être sorti de son collège. Quelques jours auparavant, l’enseignant avait montré deux caricatures de Mahomet issues de Charlie Hebdo lors d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression.

Cet attentat a suscité de nombreuses manifestations populaires, organisées en mémoire de l’enseignant assassiné. Mais un artiste a fait polémique suite à ses propos concernant Samuel Paty dans son nouveau clip. Il s’agit de Maka, un rappeur encore inconnu du grand public avant la diffusion de cette vidéo sur YouTube.

Pourtant, un petit encart en guise d’introduction, prévenait les auditeurs. « Ceci n’est pas une incitation à la haine, mais l’illustration de la nature humaine. Qu’à cela ne tienne, ne prenez pas pour argent comptant ce qui est dit. Rien ne nous oppose », peut-on lire. Mais dans ses paroles, l’artiste fait référence à la décapitation du professeur. « On découpe comme Samuel Paty, sans empathie », dit-il tout en tenant une machette à la main.

Le rappeur Maka est condamné à de la prison ferme

Ce mercredi 25 novembre, le rappeur âgé de 18 ans était en garde à vue pour apologie du terrorisme, recel de vol et destruction par moyen dangereux pour les personnes, a indiqué la procureure de la République de Meaux, Laureline Peyrefitte.

Quelques heures plus tard, l’artiste originaire de Seine-et-Marne a été condamné à 21 mois de prison et incarcéré. Maka n’était pas un inconnu des services de police, puisqu’il est sorti de prison il y a peu. Selon nos confrères, il aurait été impliqué dans un règlement de comptes entre bandes rivales où une voiture avait été prise pour cible.

Toutefois, l’affaire est loin d’être terminée. En effet, du côté de ses proches, on dénonce une atteinte « à la liberté d’expression » et une « injustice ». Interrogé par un média, un de ses amis raconte que « c’est de l’art, ce n’était pas pour porter préjudice à Samuel Paty, ni provoquer ».