Un commissariat parisien soupçonné de violences policières

Le 13 Nov 2020 à 14:01 par Sikagz

Nouvelle polémique autour des agents des forces de l’ordre. En effet, une enquête aurait été ouverte à cause de soupçons de violences policières dans un commissariat parisien. Gentsu vous en dit davantage.

Cela fait maintenant plusieurs mois que les violences policières font parler plus que jamais. Alors que des conversations à caractères racistes dans une conversation whatsapp entre plusieurs policiers ont choqué les internautes, une autre histoire fait aujourd’hui relancer le débat. Récemment, Gentsu vous annonçait que la possibilité de filmer et diffuser des images de la Police dans l’exercice de leur fonction est remise en question.

Ce jeudi 12 novembre 2020, le journaliste Valentin Gendrot a été auditionné à l’Assemblée par la commission d’enquête sur le maintien de l’ordre. Pour rappel, il s’était infiltré dans un commissariat parisien. Dans des enregistrements audio du journaliste pendant ces six mois sous couverture et qui ont été transmis à l’IGPN, StreetPress a récolté des témoignages de gardés à vue dénonçant des violences physiques et verbales commises à leur encontre dans le commissariat du 19ème.

Violences policières : un commissariat parisien au cœur d’une enquête

Selon plusieurs témoignages comme celui d’un certain Moha, ce dernier aurait été mis en garde à vue après une altercation avec des voisins. De là, l’homme a été menotté à l’arrière du véhicule de police. Les violences ont vite commencé, il raconte: « Une fois, c’est celui de droite. Une fois, c’est celui de gauche. Je prends des coups de poing dans le ventre, des gifles (…) Sale bougnoule, retourne chez toi ». Au commissariat, Moha aurait reçu des coups de poings dans la tête et des gifles assénées par huit policiers, des coups de pieds dans les côtes, des insultes visant sa mère. Cela aurait continué avec des coups de pied en plein dans le ventre et dans le thorax.

Le soir de son interpellation, un médecin lui délivre un certificat médical assurant sa compatibilité avec une garde à vue. “J’ai dit au médecin qu’ils m’avaient frappé, pourquoi il n’a rien fait ? Pourquoi il n’a rien noté?”, assure Moha étonné. Plusieurs témoignages de ce genre ont confirmé tout cela. De là, une enquête a été ouverte les 13 et 22 juillet auprès du parquet de Paris.

Par ailleurs, sachez que Tyga est attaqué en justice à cause des loyers impayés