Police : Diffuser l’image d’un agent sera bientôt interdite

Le 03 Nov 2020 à 16:12 par Sikagz

Depuis plusieurs semaines, les violences policières sont pointées du doigt. Pour cela, beaucoup n’hésitent pas à dévoiler des images à travers les réseaux sociaux. Mais cela pourrait bientôt être puni par la loi. Explications.

Il y a quelques jours, Hatik profitait de son passage dans Taratata pour se livrer concernant le racisme tout en dénonçant les violences policières au passage. Ainsi, il a lâché: « J’ai comme un gout amer entre les dents parce que t’as beau faire des études, tu resteras quand même un noir. Un conseil d’un policier ça restera quand même un ordre. Parce que t’as beau porté un voile par conviction personnelle, on te verra toujours comme celle qui porte une mine anti-personnelle. Parce qu’un arabe qui fait du bruit, ça dérange plus qu’un blanc. Parce que l’aïd c’est pour les fous mais la corrida c’est cool. Parce qu’un noir ça s’appelle un noir, ça s’appelle pas un black. Parce qu’un dealer qui meurt étouffer vous appelez pas ça un drame. RIP Adama. RIP Zyed. RIP Douna. Et RIP tous les autres (…) Encore une vidéo qui sort, encore une fois je n’ai plus les mots. Parce que je m’appelle Clément et que ma grand-mère est Guyanaise, quand on était petits on s’aimait tous, aujourd’hui ce n’est plus la même. Si aujourd’hui, je vous dis tout ça en direct de Taratata c’est parce que moi aussi un flic a déjà voulu m’enlever la vie ».

Et s’il a évoqué le sujet, c’est en partie puisque cela est souvent évoqué dans les médias et à travers les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines.

Police : la diffusion d’images des policiers bientôt interdite et sanctionnée ?

La nouvelle vient de tomber du côté de LCP : une nouvelle proposition de loi pourrait être débattue. « La première version visait à conforter le rôle des polices municipales et traitait de l’utilisation des images réalisées par les caméras portatives des forces de l’ordre, ainsi que du floutage des visages des policiers » a rappelé le site d’informations. Désormais, il s’agit d’interdire complètement la diffusion des images de policiers sous peine d’être emprisonné durant un an et 45 000 euros d’amende.

Reste à savoir si cela va passer. Par ailleurs, découvrez les projets les plus attendus en novembre