Paris Match doit verser 40 000 euros à un SDF pour ne pas l’avoir flouté

Le 24 Mar 2021 à 15:33 par Sikagz

Le célèbre hebdomadaire Paris Match s’est retrouvé dans de sales draps après avoir diffusé le visage d’un SDF lors d’un reportage sur le crack dans la station de métro parisienne Max Dormoy sans l’avoir flouté. Une erreur qui va lui coûter cher. Plus exactement 40 000 euros. Gentsu vous explique tout.

Deux salles deux ambiances. Aux Etats Unis, une histoire a mis du baume au cœur puisqu’une jeune fille a remué ciel et terre pour retrouver un SDF qui a aidé sa grand-mère. Cela a porté ses fruits puisqu’en plus de l’aider, elle lui a permis de récolter un joli pactole.

Mais aujourd’hui, c’est un homme SDF de Paris qui (re)fait la une des médias. Selon le Parisien, le magazine Paris Match a été condamné par le tribunal de Nanterre à verser 40 000 euros de dommages et intérêts à un homme. Ce dernier est un parisien sans domicile fixe de 48 ans dont le visage s’est retrouvé en pleine page du magazine pour un reportage sur le crack à la station de métro Max-Dormoy en janvier 2018.

Paris Match doit verser 40 000 euros à un SDF pour ne pas l’avoir flouté

Le problème n’est pas le fait d’avoir exposé son addiction dont il n’a aucune difficulté à assumer. Cela dit, Paris Match a été condamné pour avoir utilisé son image sans son consentement et sans flouter son visage contrairement aux policiers que l’on peut voir sur la page suivante. Ainsi, il est facilement reconnaissable avec son bonnet bleu et son chien.

C’est grâce à une association que l’homme SDF a pu être mis en relation avec un cabinet d’avocat. Résultat: ils ont obtenu gain de cause en mai 2019 et Paris Match a été condamné à 10 000 euros de préjudice tout en devant enlever la photo de son site internet et son application mobile. Seulement voilà, le média ne l’a pas fait sur l’application. L’affaire est revenue au milieu de la justice. Cette fois-ci, Paris Match doit verser 30 000 euros soit 40 000 euros au total de dommages et intérêts. Le tribunal de Nanterre s’est expliqué sur sa décision en lâchant: « chacun dispose, quelles que soient sa notoriété, sa fortune, ses fonctions présentes ou à venir, du droit au respect de sa vie privée et jouit sur son image d’un droit exclusif lui permettant de s’opposer à sa fixation (…) sans autorisation préalable ». 

Niveau actualité, sachez que Morsay a confirmé l’arrivée imminente du troisième volet de son film « La Vengeance ».