Kaaris : « Les prochains morceaux c’est la guerre du Koweït »

Le 08 Jan 2014 à 06:37 par djfreak

Certifié disque d'or il y a quelques semaines avec son album Or Noir, Kaaris connait un véritable succès. Il y a quelques jours, le rappeur originaire de Sevran a accordé une interview aux Inrocks. Dans cet entretien, il parle du déclic qu'il obtenu grâce au morceau Kalash de Booba mais annonce également son retour avec un projet tout aussi violent que le premier !

La reconnaissance du public est-elle plus importante que la reconnaissance critique que tu as désormais ?

Bien sûr. Mais mon public se divise en deux : celui qui m’a découvert avec Kalash, et celui qui me connaît depuis mes débuts en 2007 avec 43ème Bima (sa première mixtape – ndlr). Mais j’ai toujours écrit de la même façon. Certains diront peut-être que je suis devenu plus dur, mais la vérité c’est que j’ai toujours écrit comme ça.

Quel a été le déclic ?

C’est le titre Kalash sur l’album Futur de Booba. Ce morceau a traumatisé les gens. Il a traumatisé le rap français. Il a traumatisé la street. Il a traumatisé tout le monde ! Mais des mecs qui ont fait des featurings avec Booba, il y en a eu plein. Après, j’ai sorti Zoo. Ce morceau, personne ne l’attendait. Balayette, direct. (rires)

Tu as beaucoup de demandes de featurings ?

Franchement, non. Ça peut sembler bizarre, mais si on parlait de moi à d’autres rappeurs, je pense qu’ils ne diraient pas grand-chose. Il y a un truc qu’ils ne comprennent pas et qu’ils n’acceptent toujours pas. Ils pensent que je ne suis pas légitime.

Ça te blesse ?

Mais non justement, le prochain morceau sera encore plus violent ! Et ils vont encore moins comprendre ! S’ils m’encensaient tous, je me serais peut-être ramolli. Le mal qu’ils dégagent, ça me fait gonfler. Je suis un personnage de manga. Ça me donne de la puissance.

Tu as déjà recommencé à écrire ?

Tu vas voir les prochains morceaux… C’est la guerre du Koweït.

Tu prépares une mixtape ?

T’inquiète pas. Tu verras bien assez tôt. (rire)

Ton album dégage une certaine noirceur. Malgré le succès, tu penses garder cette mélancolie ?

Même si un jour je nage dans l’opulence, je pense que je resterai comme ça. Mes albums seront toujours un peu sombres. Ça se retrouve dans mes goûts cinématographiques…