Rave Party en Bretagne : plus de 2500 fêtards rassemblés pour le nouvel an

Le 01 Jan 2021 à 22:16 par djfreak

Depuis ce jeudi 31 décembre, plus de 2500 personnes sont réunies pour une rave party en Bretagne. Avec le contexte actuel de la crise sanitaire, ce rassemblement est un véritable problème pour la société. Les forces de l’ordre ont tenté d’intervenir mais sont dans l’incapacité de mettre fin à l’événement.

Depuis ce jeudi 31 décembre, des centaines de fêtards se sont réunis dans des hangars à Lieuron, dans l’Ille-et-vilaine. Une rave party sauvage et interdite, puisque le contexte de la crise sanitaire interdit les grands rassemblements, et un couvre-feu nocturne a été imposé.

 

Une rave party qui dégénère avec la police

Mais alors que tout le monde pensait que les fêtards allaient partir ce vendredi 1er janvier, il n’en est rien. En effet, les centaines de personnes continuent de faire la fête. Dans le cours de la soirée, les gendarmes ont tenté d’empêcher la soirée de se poursuivre mais cette tentative a été infructueuse. Ils ont été la cible de jets de projectiles, trois agents ont été blessés, et un véhicule de gendarmerie a été incendié dans la nuit.

Selon les dernières informations de BFM TV, un important dispositif de gendarmerie est en place afin de sécuriser les abords du site et les axes de circulation. Cette situation est très compliquée puisque l’évacuation s’avère désormais délicate. En effet, il faut éviter de mettre ces centaines de personnes en danger en provoquant par exemple un mouvement de foule. C’est pourquoi, la soirée est toujours en cours et pourrait durer jusqu’à lundi, date fixée officiellement pour la fin du rassemblement.

Un événement qui donne beaucoup d’inquiétude à Rose-Line Prévert, la maire de Lieuron. « Ce qui me révolte, c’est que l’on est en période de Covid. Les participants ne portent pas de masque et les gestes barrières ne sont pas respectés. On a tous fait de gros effort jusqu’à maintenant pour limiter la diffusion du virus et on assiste à ces comportements ! C’est une ambiance un peu stressante, on se sent un peu envahi chez soi. On a toujours peur aux dégradations même si pour l’instant ça semble minime. On verra quand ils seront partis. Que cela dure le moins de temps possible. Une nuit c’est déjà long », a expliqué la maire de la ville.